De Beethoven à Mendelssohn : cordes en miroir
Vienne, 1809. Tandis que la ville subit l’occupation napoléonienne, Beethoven, presque totalement sourd, compose son Quatuor n°10 « Les Harpes ». Dans ce climat d’instabilité, il transforme l’épreuve en méditation intérieure : les pizzicati lumineux du premier mouvement évoquent une sérénité fragile, un lyrisme contenu où la tension se résout en lumière. Loin du héroïsme triomphant, c’est une œuvre d’apaisement et de beauté intérieure.
En miroir, le dernier quatuor de Mendelssohn, écrit en 1847 après la mort de sa sœur Fanny, est un cri de douleur. Quelques mois avant sa propre disparition, le compositeur y exprime avec une intensité bouleversante la perte, la révolte et la fragilité d’un monde en déséquilibre.
Entre ces deux pôles, Musicando a demandé au quatuor d'interpréter une oeuvre au choix de Robert Casadesus, figure majeure de la musique française du XXe siècle. Pianiste d’envergure internationale — plus de 3 000 concerts, une discographie monumentale — il fut aussi un compositeur raffiné, fidèle héritier de la grande tradition française. Ravel lui disait : « Vous devez être vous-même compositeur pour si bien comprendre la musique des autres. »
Défi relevé: l’Adagio religioso de son Quatuor op. 13 offre un moment suspendu, d’une pureté méditative. Le Quatuor Alexandre Frochot, Areski Moreira, Clovis Tallet, Axelle Varron en révèle toute la clarté expressive, première étape du projet Casadesus porté cette année par Musicando.
L’héritage de Robert et Gaby Casadesus se perpétue aussi à travers le Prix qui porte leurs noms, récompensant de jeunes interprètes. Musicando a souhaité reprendre à son compte cette belle tradition de transmission et de rayonnement artistique. N'héistez pas à consulter le site dédié à la mémoire de Robert Casadesus: https://www.robertcasadesus.com/
En miroir, le dernier quatuor de Mendelssohn, écrit en 1847 après la mort de sa sœur Fanny, est un cri de douleur. Quelques mois avant sa propre disparition, le compositeur y exprime avec une intensité bouleversante la perte, la révolte et la fragilité d’un monde en déséquilibre.
Entre ces deux pôles, Musicando a demandé au quatuor d'interpréter une oeuvre au choix de Robert Casadesus, figure majeure de la musique française du XXe siècle. Pianiste d’envergure internationale — plus de 3 000 concerts, une discographie monumentale — il fut aussi un compositeur raffiné, fidèle héritier de la grande tradition française. Ravel lui disait : « Vous devez être vous-même compositeur pour si bien comprendre la musique des autres. »
Défi relevé: l’Adagio religioso de son Quatuor op. 13 offre un moment suspendu, d’une pureté méditative. Le Quatuor Alexandre Frochot, Areski Moreira, Clovis Tallet, Axelle Varron en révèle toute la clarté expressive, première étape du projet Casadesus porté cette année par Musicando.
L’héritage de Robert et Gaby Casadesus se perpétue aussi à travers le Prix qui porte leurs noms, récompensant de jeunes interprètes. Musicando a souhaité reprendre à son compte cette belle tradition de transmission et de rayonnement artistique. N'héistez pas à consulter le site dédié à la mémoire de Robert Casadesus: https://www.robertcasadesus.com/
